Le thème de l’enquête, les univers de la murder party, de Sherlock Holmes, des Experts (Las Vegas)… m’attirent beaucoup. J’ai plusieurs numéros de mentalisme qui tournent autour de ces thèmes et je pense que je n’arrêterai pas de travailler sur le sujet.
Il y a quelques années, j’ai découvert le premier tome de « L’art du mentalisme » de Bob Cassidy, dans lequel il y avait la routine « Cluedo », qui m’a donné l’idée d’utiliser le jeu avec ses règles et son matériel comme base d'une expérience à faire en condition de cocktail. La routine originale utilisait un portefeuille truqué dans lequel on plaçait les cartes choisies (meurtrier, arme et lieu du meurtre), ce qui me chagrinait. L’arnaque a lieu au niveau du portefeuille, qui reste le point d’attention de tout le monde. De plus si on utilise les cartes du Cluedo, il faut absolument utiliser la « pochette mystère » sinon c’est plus le Cluedo et pis c’est tout !!! Bref, après un bon neurone storming, j’ai trouvé la base de ma version qui m’allait presque bien, mais pas assez pour que je la fasse en public. C’est très mystérieusement dans « L’art du mentalisme 2 » que j’ai trouvé les clés qui m’ont permis de terminer ma réflexion et de créer MA routine.
Donc l’effet est le suivant, trois personnes choisissent les trois éléments du meurtre que vous allez résoudre : le lieu, l’arme et le meurtrier. Les cartes choisies sont placées dans la pochette mystère. Vous faites alors démonstration des dons qui vous ont fait haïr par vos petits camarades quand vous étiez enfant. Simplement en posant la main sur la pochette, vous racontez comment le crime s’est passé.
C’est très ludique (forcément c'est un jeu), à la fin vous êtes risette*, c’est super plat et ça permet d’évoquer des mondes différents : soit l’enfance et le jeu si vous souhaitez accentuer le côté ludique de l'expérience ou la voyance et les enquêtes policières si vous souhaitez faire quelque chose de plus dramatique.
* risette : c’est comme reset, le sourire en plus.
Sortez les cartes face en bas. Le plus simple est de placer les cartes face en bas dans l’enveloppe, quand l’inscription sur l’enveloppe est au dessus. Ça évite de commencer à sortir les cartes faces en haut... c’est nul. Vous rangez l’enveloppe dans votre poche. Maintenant il faut paraître le plus honnête possible. Vous tournez la tête pour ne pas regarder la façon dont vous mélangez les cartes.
Vous allez effectuer un mélange Charlier un peu brouillon. Ce mélange va garder l’ordre des cartes.
Vous demandez au spectateur de bien garder son lieu secret. En même temps vous allez rechercher l’enveloppe dans votre poche. Vous remettez les cartes dans l’enveloppe et vous faites un peek de la carte sous le paquet et vous le gardez bien en mémoire.
Quelques précisions concernant le peek : quand je parlais en intro du deuxième volume de l'"Art du Mentalisme" de Bob Cassidy qui m'avait permis de terminer ce tour, je pensais plus particulièrement à une de ses idées pour faire un peek avec des enveloppes truquées. Effectivement je ne voulais pas faire ce tour sans un peek béton. J'ai donc utilisé les enveloppes truquées trois ou quatre fois... Après je suis revenu à mon idée de base qui fonctionne très bien et qui est super simple.
Les spectateurs vous voient faire l'action suivante : alors que le spectateur vient de faire sa sélection et tient dans la main sa carte, vous allez faire un geste on ne peut plus anodin. Vous allez ranger les cartes dont vous n'avez plus besoin dans l'enveloppe et vous allez mettre le tout dans votre poche.
Ce que vous faites : alors que vous êtes à moitié tourné pour ne pas voir la carte qui a été choisie, vous placez les cartes face en bas dans l'enveloppe. Dans l'action d'enfoncer les cartes dans l'enveloppe, vous allez la pivoter légèrement de façon à voir l'entête de la carte. Sur la photo du milieu, l'enveloppe est carrément retournée vers le haut, en réalité la face des cartes est orientée vers vous et légèrement vers le bas. Cela dure une fraction de secondes, dans le mouvement de mettre l'enveloppe dans votre poche.
Une fois que vous avez rangé l'enveloppe des lieux dans votre poche, vous sortez celle avec les suspects et vous faites exactement la même chose. Les trois séquences « mélange-sélection-rangement des cartes » doivent être très rapides, elles ne doivent pas excéder dix ou quinze secondes pour que la mise en place du tour soit rythmée.
Pour la sélection de l’arme, ça va être un peu différent. Le but est de dramatiser un peu ce choix et de le rendre plus sympa. Vous allez demander aux deux premiers spectateurs de montrer au troisième le lieu et l’assassin, parce qu’à partir de ce moment, il doit s’imaginer qu’il se trouve dans le lieu et que l’assassin c’est lui ! Et il va avoir la chance de pouvoir se faire plaisir parce qu’il va choisir l’arme avec laquelle il va perpétrer son crime. Contrairement aux deux sélections précédentes, vous allez montrer les cartes faces au spectateur pour qu’il puisse choisir en connaissance de cause l’arme qu’il va utiliser. Vous pouvez vous amuser à énumérer les différentes armes, leurs avantages, leurs inconvénients et le plaisir sadique que l'assassin peut en tirer. Suivant les publics, j'aime aussi rendre l'expérience encore plus glauque. Je leurs parle des armes qui me faisaient fantasmer quand j'étais enfant...
Une fois qu’il a choisi l’arme, vous faites comme avant : vous replacez les cartes dans l’enveloppe en prenant connaissance de celle du dessous.
Vous demandez aux spectateurs de placer les preuves du crime dans l’enveloppe mystère. Et là pour la première fois vous vous placez face à eux. Vous allez prendre votre bloc de fiches de jeu, un stylo, et vous allez essayer de résoudre le crime. Pour cela rien de plus facile. Vous allez placer une main au dessus de l’enveloppe mystère. Vous aller revenir sur votre fiche, vous rappeler le lieu que vous avez retenu… et cocher la case d’en dessous (puisque la carte sélectionnée était la suivante de celle que vous avez vu dans l’ordre de la liste de la fiche de jeu... si vous voyez ce que je veux dire). Alors bien sûr, si le lieu que vous avez vu est le dernier, le lieu sélectionné est le premier de la liste.
Vous faites la même chose pour l’assassin et l’arme de façon assez secrète et mystérieuse... car nous sommes mystérieux et assez fascinants puisque nous sommes mentalistes… \;’)( (smiley 2nd degré teinté de désespoir).
Vous avez donc passé une quinzaine de secondes, sans rien dire, concentré, à griffonner des trucs sur votre papier. Figez votre regard deux secondes sur votre carnet puis vous regardez votre spectateur d’un air accusateur : « Ça y est ! Je sais ce qu’il s’est passé !!! ». Et là vous racontez l’histoire.
La révélation : « Il était à peu près 11H30 dans le manoir Tudor. Dehors la pluie frappait les carreaux comme pour prévenir désespérément le Docteur Lenoir que dans sa demeure se cachait une personne qui l’épiait, cachée dans le… dans la… salle de billard !!! Cette personne dissimulée par les lourds rideaux de velours rouge, n’était autre que… le Mlle Rose… (Ne nommez pas l’assassin… c’est pour le suspens) Récemment éconduite par le jeune Docteur Lenoir, elle n’avait qu’une idée en tête : se venger. Mais le destin ne l’avait pas décidé ainsi. Quand Mlle Rose vit le docteur rentrer dans la salle de billard elle vit une grande silhouette armée d’un chandelier se jeter sur la victime. Quand il a eu finit de s’acharner sur lui, il se releva au moment précis où un éclair déchira la nuit. On vit alors dans la pièce comme en plein jour, et mademoiselle Rose ne pu que reconnaître le coupable avec effroi… Vous êtes... " Vous regardez votre spectateur dans les yeux. "... Le Colonel Moutarde !!!"
Alors évidemment si votre spectateur, qui a le look et la carrure d'un camionneur espagnol, s'avère être Mme Pervenche, après la surprise due à la réussite de votre tour, tout le monde va se marrer. C'est un pur bonheur.
C'est amusant n'est ce pas ? Et en cocktail c'est très pratique pour un mentaliste. On peut facilement créer des ambiances, jouer avec les spectateurs et, cerise sur le gâteau, vous pouvez imprimer les cartes réponse sur des cartes de visite. A la fin vous laissez la fiche de résultat à vos spectateurs pour qu'ils l'examinent, en lançant une phrase du style : "Si vous voulez aussi travailler vos dons de voyance télépathique, vous avez mon adresse au dos. C'est très utile pour gagner au Monopoly aussi... ". Les deux autres demandent généralement une carte aussi, ainsi que les gens autour. C'est chouette, non ?
Pour le matériel, je vous conseille d'acheter un Cluedo de voyage, ça coûte dans les 10€. Pour travailler ce tour, j'avais d'abord acheté une ancienne boîte sur ebay pour avoir les armes en métal et les cartes d'origine. Mais les nouvelles cartes sont mieux : le nom de la carte est notée en haut et en bas ce qui permet de ne pas rater son peek en mettant la carte à l'envers, la police de caractères est bien plus lisible et il y a une petite description rigolote dessus que l'on peut utiliser dans le texte si on a la patience de les apprendre.
L’expérience est terminée il ne vous reste plus qu’à expliquer ce qu‘il vient de se passer : « Voilà ce que je vous avais promis : ressentir ce que vit une voyante lorsqu’elle a une vision. Pour cela il faut trois facteurs : être dans l’état d’esprit approprié. Je vous y ai aidé grâce à une hypnose légère. Il faut un objet chargé émotionnellement. Dans l’enveloppe il y a une carte à jouer qui a été retrouvée sur une scène de crime dans les années 50 ayant appartenu à cet homme." Vous sortez la photo de Carter the Great. Vous donnez le paquet à tenir à un spectateur en lui disant de ne pas regarder. Vous vous adressez de nouveau à la spectatrice : " Quelle carte avez-vous vue ? ". " Trois de pique " répond la spectatrice. Vous lui dites de regarder dans l’enveloppe. La spectatrice sort de l’enveloppe une vieille carte, un trois de pique.
Un forçage, un empalmage pour virer la carte quand vous allez chercher la photo dans la poche… et pis c’est tout.
Vous avez le paquet de cartes blanches avec la carte à forcer sur le dessus. Vous faites un slip-cut, pour la faire passer au milieu du jeu tout en gardant un break au dessous. Vous forcez la carte à votre sujet d'expérience avec un riffle force. Vous ne montrez la carte qu'à lui.
Par double coupe vous remontez la carte sur le dessus du jeu ou vous faites un side-steal, c'est comme ça vous fait plaisir... moi je propose.
Bref, vous empalmez la carte du dessus en main droite et dans le geste d'aller chercher la photo de Carter the Great dans votre poche intérieure gauche de veste, vous allez y lâcher la carte empalmée.
En même temps vous allez donner le paquet de cartes blanches, que vous avez en main gauche, à un spectateur sur votre droite, histoire de bien couvrir votre empalmage. Surtout insistez bien sur le fait qu'il doit bien garder le paquet et ne surtout pas le regarder tout de suite.
Vous présentez la photo de Carter the Great et vous enchaînez sur l'explication du phénomène.
Voilà c'est tout ce qu'il y avait à faire...
VISUAL B++
ou la version visuelle du tour du « bidule »
Ce tour est ma version d’un tour bien connu… je vous laisse deviner lequel.
Il a été d'abord publié sur le site de virtual magie en 2005. Mais je me rends compte en le reprenant à froid qu'il y a deux ou trois choses que je vais remanier ou mieux expliquer. Je vais aussi rajouter des photos dès que j'ai deux secondes.
Moyennant quoi, c'est un tour très visuel et très surprenant pour le spectateur.
Voici l’effet
Une carte est choisie, remise dans le paquet, perdue. Le magicien sort les as d’une façon on ne peut plus
désopilante… Le magicien présente les quatre as au spectateur. Il doit se concentrer sur l’as correspondant à la famille
de la carte qu’il a choisie.
L’as pensé se retourne à vue.
L’as est remis à l’endroit entre ses trois potes. Les quatre as sont re-présentés au spectateur.
Il doit se concentrer sur la carte qu’il avait choisie.
L’as qui venait de se retourner se transforme maintenant à
vue en la carte choisie.
«Youpi ! C’est la fête !!!»
Et si vous êtes amateur d’anti-climax : on peut
re-transformer la carte choisie en l’as !
« ...»
Le matériel
- Un paquet de cartes
- Des doigts
Explications
Vous mélangez le jeu. Une carte est choisie, disons la
dame de pique, vous la remettez dans le jeu, vous la contrôlez sur le dessus.
Il faut que vous sachiez la famille de la carte,
personnellement je fais une carte à l’œil, mais vous pouvez forcer une carte,
ou bien une partie du paquet qui ne contient qu’une seule famille.
Arrive la partie désopilante : vous demandez à vos
spectateurs combien de temps il vous faudrait pour retrouver les as, avec les
yeux fermés alors que vous venez de mélanger le paquet… Pendant que les
spectateurs réfléchissent avant de prendre une décision aussi importante, vous
en profitez pour prendre un break sous la carte du dessus.
Vous vous mettez d’accord sur trois secondes. Vous fermez
les yeux, vous comptez jusqu’à trois et, à trois, vous sortez les as de votre
poche…
…
Si !
C’est désopilant !
A ce moment là vous vous retrouvez avec les as dans la
main droite et le jeu en position de la donne dans la main gauche avec un break
sous la carte choisie.
Profitez que tous vos spectateurs se tordent de rire,
rapport à la vanne ultime que vous venez de faire, pour placer, nonchalamment,
l’as correspondant à la famille de la carte choisie en deuxième position. Pour
notre exemple c’est l’as de pique. |
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Vous égalisez les as sur le paquet, en ajoutant la carte
choisie dessous.
Vous annoncez que vous allez vous servir des as pour
retrouver la carte.
 |
Vous
allez commencer par découvrir la famille de la carte. Pour cela, le spectateur
doit se concentrer sur l’as correspondant à la famille de sa carte.
Pendant que vous dites cela vous effeuillez les cartes une
à une de la façon suivante :
Vous effeuillez le premier as en main gauche |
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Puis le second, c'est-à-dire l’as qui va bien |
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Ensuite vous décalez la troisième carte tout en la gardant
en main droite, pour laisser apparaître le quatrième as. |
Avec le pouce de la main gauche vous tirez l’as de pique
vers la gauche. Vous placez les as de la main droite au dessus des as en main
gauche pour les présenter de la façon suivante :
Vous dites : «Maintenant concentrez vous»
Vous regardez votre spectateur dans les yeux pendant que
vous lâchez les cartes que vous avez en main droite sur les as que vous avez en
main gauche. Vous vous débarrassez du reste du paquet.
«Je vais vous présenter ces quatre as et vous n’allez
penser qu’à l’as qui vous intéresse.»
Arrive la
partie acrobatique.
Ze techenick : “The waving of the Day”
C'est
une technique que j'ai trouvée en essayant de simplifier une passe de Guy
Hollingworth. Dans sa routine «Twisting the kings ». Il fait se
retourner une carte à vue avec une technique (le waving) que je n'ai pas réussi
à maîtriser. J'ai donc essayé d'en trouver une qui me convenait plus.
Personnellement je ne l'ai jamais vue décrite où que ce
soit à part sur le vénéré site Climagic, mais à l’époque c’était moi qui
l’avait décrite. Donc pour l’instant je l’ai appelée «The waving of the
Day» jusqu’à ce que quelqu’un me dise qui est le premier inventeur, mais surtout
ne vous pressez pas, mon ego vous remercie.
La passe en elle-même est très simple à effectuer. La
technique de Guy Hollingworth demande beaucoup d’entraînement et peut être
facilement plantée alors que ce que je vais décrire est facile, assez
sécurisant et rapidement maîtrisable. Que demande le peuple !
Vous avez dans l’ordre à partir du dessus du paquet :
un as quelconque (ici l’AC) suivi de l’as de pique (l’as correspondant à la
carte choisie) face vers le bas.
Ensuite la carte choisie, face en l’air, puis les deux
autres as, face vers le bas.
Le paquet est tenu en main droite en position Biddle.
Maintenant il va falloir étaler les cartes de façon à en
montrer quatre. |
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Le pouce gauche fait glisser la carte du dessus vers la
droite. |
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Les doigts de la main gauche maintiennent par en dessous,
le grand bord droit du paquet de façon à ce que les cartes qui sont en main
gauche restent bien égalisées.
Remonter la main paume vers l’avant pour montrer les
cartes à la verticale face aux spectateurs.
Vous pouvez maintenant décaler de la même façon la
deuxième carte, ce qui laisse apparaître de votre côté la carte retournée. |
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Avec les doigts de la main gauche, décaler la carte du
dessous de façon à faire apparaître la troisième carte (la carte choisie est
cachée derrière).
Profitez de ce mouvement pour, avec le pouce gauche,
décaler d'un millimètre la carte choisie vers la gauche (par rapport à la carte
du milieu). |
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Le paquet est tenu en haut par le majeur, l'annulaire et
l'auriculaire et en bas par le pouce.
L'index, lui... on va le faire bosser. |
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| Retournement de l’as :
Appliquer une pression sur les petits bords des cartes
pour les bomber afin qu’elles restent bien plaquées les unes sur les autres.
L'index profite du décalage de la carte choisie pour
l'agripper (vraiment juste du bout du doigt). On peut courber un peu le grand
bord gauche de la carte à faire apparaître pour faciliter le travail. |
 |
Il suffit maintenant de faire des va et vient de haut en
bas avec les cartes, de telle façon que les spectateurs n'aperçoivent pas le passage
de la carte.
Pousser la carte vers la droite assez rapidement avec
l'index, devant la carte du dessus. |
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Égaliser avec l'index les deux cartes, en frottant le
grand bord de haut en bas.
Dès qu'on sent que les cartes sont bien alignées, on
arrête le mouvement pour laisser apparaître le miracle :
l’as s’est retourné à vue. |
 |
Voilà ce que ça donne du point de vue du
spectateur : …
Vous remuez les cartes, et : |
Vous remettez l’as retourné à l’endroit dans le
paquet en disant : «Je connais maintenant la famille de votre carte,
c’est pique ! Passons à la valeur.» |
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Avec le pouce gauche allez chercher les deux as les plus à
droite. En laissant la carte choisie et le troisième as décalés. |
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Tenez la carte choisie avec la main droite, le pouce au
dessus, et les as, avec la main gauche, pouce en bas. |
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Vous retournez le paquet d’as de façon à les avoir face
vers vous. |
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Normalement le deuxième as en partant de la face du paquet
est resté franchement en saillie latérale interne (il dépasse sur la gauche).
Vous pourrez donc facilement replacer la carte choisie au milieu du paquet de
quatre as tout en laissant l’impression que vous n’avez que trois as en main
gauche et l’as de pique retourné.
La transformation de l’as en la carte choisie
«Concentrez vous sur votre as et pensez fort à la carte
que vous aviez choisie»
Les cartes sont bien placées pour refaire un «Waving of
the Day»et faire apparaître la carte choisie : la dame de pique à la place
de l’as de pique.
Et youpi !
(Généralement, je laisse penser que le tour est terminé.
Je fais ce qui suit seulement si je le sens bien, et je le présente quasiment
comme si c’était un autre tour. A mon avis, l’erreur serait d’enchaîner
directement avec ce qui va suivre comme final. Ça ferait l’effet d’un
anti-climax.)
Et pour terminer…
Comme précédemment, vous tirez les as vers la gauche et
vous gardez la carte choisie en main droite. Vous la posez, vous la donnez ou
vous vous la collez sur le front. Vous allez exécuter une sorte d’étalement
Ascanio pour donner l’impression que vous n’avez plus que trois as, tout en
gardant l’as de pique caché.
Par contre, au lieu de laisser la double entre les deux simples à la fin, vous allez la placer au dessus. Tout en
disant : «il ne me reste plus que trois as, et la carte choisie. Vous
devez vous demander où se trouve l’as de pique… Et bien, les explications les
plus simples sont toujours les meilleures, alors d’après vous qu’est ce qui est
le plus probable ? …»
Vous remettez la carte choisie sur les quatre as, et vous
faites un étalement Ascanio classique en remettant à la fin la double au dessus du paquet.
Vous montrez donc les trois as et la carte choisie.
«… que l’as que vous regardiez se retourne à vue et se
transforme en la carte à laquelle vous pensiez ?…. ou que tout ceci n’ait
été qu’un rêve ? »
Refaites un étalement Ascanio, cette fois c’est la carte
choisie qui disparaît et l’as de pique réapparaît.
«A
ce propos, cette nuit, moi aussi j’ai fait un rêve : j’ai rêvé qu’on
m’applaudissait…»
Voilà, voilà, vous savez tout. J’espère que cette routine
vous aura plu, amusez vous bien et n’hésitez pas à m’écrire si vous avez des
améliorations, des idées ou des questions.
LA SEXIPULATION
Par Philippe Day
Je rêve d’être capable un jour d’avoir le tour qui fait mouche tout le temps en toute situation. En attendant j’amasse les idées, les tours, je note ce qui pourrait intéresser tel type de personne en différentes circonstances.
La sexipulation est, à la base, le tour que j’ai créé pour les soirées entre potes. Mes amis savent que je suis magicien, j’en ai barbé un certain nombre à mes débuts quand ils me servaient de cobaye, bref quand je leur fais un tour il faut que ce soit différent, drôle, un chouillat « rentre-dedans » et chieur-proof.
Quand je dis un chouillat « rentre-dedans » ça veut vraiment dire un chouillat. Durant la routine je ne fais aucun commentaire gras, même sous entendu. Plus on reste digne et classique, plus le décalage rend le tour drôle. De toute façon les commentaires vous allez les avoir, ce sont vos spectateurs qui vont les faire…
Donc voici comment je m’amuse avec mes amis :
EFFET :
Le magicien choisit un assistant à base de testostérone. Un spectateur choisi une carte, la signe. Le magicien la remet dans le paquet, mélange et propose de retrouver la carte sans aucune manipulation.
Le magicien place les cartes dans l’étui et l’étui dans la poche du spectateur.
Ils vont tous les deux garder les mains en l’air pendant tout le numéro.
Ensuite grâce à des mouvements de bassin style danse du ventre et quelques sautillements, le spectateur, suivant la démonstration du magicien, va (en laissant le paquet dans sa poche et toujours sans les mains…) ouvrir l’étui, sortir les cartes, éventailler les cartes, retrouver la carte choisie, remballer les autres cartes et refermer l’étui.
Ensuite en montrant très clairement ses mains vides, le magicien va retirer le paquet de carte de la poche de son assistant.
Le spectateur annonce la carte qu’il a choisie.
L’assistant va chercher alors la seule carte qui reste dans sa poche : la carte choisie et signée.
EXPLICATIONS :
Vous faite choisir une carte à un spectateur, vous lui demandez de la signer sur la face puis de la montrer à tous ses amis s’il en a…
Vous remettez la carte dans le paquet et vous la contrôlez au dessus du paquet grâce à un saut de coupe, un enlevage latéral ou une dodécuple coupe à rotation interne.
Vous montrez que la carte n’est pas sur le dessus du paquet en faisant une levée double.
Vous retournez le paquet pour montrer qu’elle n’est pas en dessous non plus.
A ce moment là, le paquet étant à l’envers, vous prenez un break au dessus de la carte signée, qui doit se trouver en dessous du paquet.
Vous montrez que l’étui est vide, le pouce retient le « couvercle ».
Une fois que j’ai montré l’étui vide aux spectateurs, je le montre aussi à mon assistant. Sans le regarder je lui mets carrément le nez dedans, ça fait rire… moi en premier, mais je suis bon public.
Je profite de ce moment de relâchement pour mettre les cartes dans l’étui. En fait je mets l’étui autour des cartes.
La main gauche qui tient les cartes et le break, ne bouge pas.
C’est la main droite qui va venir, par l’arrière, enfiler (quoi ?... j’entends des gens qui ricanent) l’étui autour des cartes en passant au dessus de la carte choisie. |
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| Vous refermez l’étui. Vous vous trouvez maintenant avec, dans la main gauche l’étui avec la carte égalisée en dessous. |
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Ce qui est génial, c’est que vous pouvez attraper le paquet avec la main droite et laisser voir rapidement les deux côtés de la boîte, comme le dos de la carte ressemble à ce côté de la boîte, les spectateurs voient vos mains vides, les deux côtés de la boîte on ne peut pas faire plus honnête. |
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Vous placez le tout dans la poche de votre assistant en enfonçant la carte le plus possible par rapport au paquet et le tour est quasiment terminé.
Généralement je place mon spectateur à ma droite, donc je lui ai placé le paquet dans la poche gauche. Je lui prends la main gauche et je la lui tiens en l’air à la façon d’un arbitre de boxe qui annonce la victoire, tout en faisant mon speech sur le fait que nous n’allons utiliser aucune manipulation. Je lève mon autre main et je lui demande de faire de même.
Accessoirement cette position permet, en soirée, d’être vu de partout, cela attire les spectateurs, qui pourront très bien prendre et comprendre le tour en cours de route. De plus ça laisse généralement une image assez persistante dans les souvenirs de vos spectateurs. |
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J’explique donc que sans les mains, et à l’abri des regards, dans sa poche, l’assistant doit ouvrir la languette de l’étui.
Tout en gardant bien les mains en l’air, je lui montre comment faire. Avec le bassin je mime le fait de retirer la languette. Imaginez à quoi ça ressemblerait si effectivement on utilisait ce qui permet à l’homme d’écrire son nom dans la neige pour ouvrir le paquet dans sa poche et je pense que vous trouverez une chorégraphie adaptée. Personnellement le bassin s’oriente vers la gauche, c'est-à-dire du côté où se trouve le paquet sur le spectateur. Il exécute un mouvement vers le haut puis repart vers l’avant.
L’assistant fait de même. Il est important de ne pas faire de geste trop gênant à refaire pour votre assistant, plus il se sentira à l’aise plus il en rajoutera de son côté.
Ensuite je lui demande de sortir les cartes de l’étui. Je refais le même mouvement en plus amplifié pour lui montrer. Je le laisse répéter l’opération.
Il faut étaler les cartes. Je décris donc un grand arc de cercle de gauche à droite avec le bassin.
Et bien sûr il faut maintenant retrouver la carte et donc inspecter chaque carte une par une. Suivant l’assistant, je lui fais faire un arc de cercle rapide comme précédemment ou si je le sens à fond dedans on peut terminer dans un délire total en dansant le kazachok ou le sirtaki.
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Une fois qu’on a récupéré, on remballe les cartes dans l’étui, sauf la carte choisie et on referme la languette (même opération que précédemment mais à l’envers).
Arrive le moment de la révélation.
Vous avez deux solutions, soit vous avez rentré la carte bien au fond de la poche sous le paquet, et vous pouvez vous payer le luxe de demander à votre assistant de retirer lui-même le paquet de sa poche, sinon faite le de façon la plus honnête possible, de toute façon vous n’avez rien à cacher.
Vous demandez au spectateur d’annoncer sa carte.
Et maintenant suspens, votre assistant va chercher la carte (s’il y a une carte, car c’est déjà un premier miracle) doucement et sans en montrer la face.
Généralement, il sent la carte, il n’en revient pas, il la sort et voit que la carte correspond et est le premier surpris, et ça se voit sur son visage. Donc les spectateurs sentent que ça a fonctionné et on entend des « Noooooon, c’est pas possible ! »
Vous lui demandez de montrer sa carte et elle correspond, youpi ! Vous le faites beaucoup applaudir, vous le remerciez de sa participation et vous pouvez retourner prendre un verre en le laissant expliquer aux autres ce qu’il a fait.
CONCLUSION :
Ce tour est comme vous l’avez vu assez simple à faire, il est visuel, il met toujours une très bonne ambiance pendant, et a un très bon impact à la fin.
Il peut se faire entre ami, en pub ou en boîte, il fonctionne très bien en cas de descente d’équipe de rugby, il m’a souvent permis de calmer et de me mettre dans la poche un élément perturbateur, bref il m’est franchement utile.
Le principe même est assez intéressant et peut être décliné. Je sais que si je rencontre Bernadette Chirac, je lui ferais le tour dans son sac à main en lui demandant de le secouer. Ca deviendra de la saquipulation.
Avec Bruno à nos débuts, on faisait tenir un sac à dos à un spectateur, on mettait le paquet dedans, le raccoon retrouvait la carte, et le spectateur pouvait aller chercher le paquet, puis la carte choisie… bref, il est très facile d’adapter ce principe à différents types de scénarios.
Voilà, vous savez tout. Si vous avez des questions où des remarques, vous savez où me trouver : contact@philippeday.com
Carte au caleçon (magie pour les copains)
C’est la première fois que je décris ce secret gardé jalousement depuis 10 ans. David Copperfield m’a harcelé pendant des mois à coup de millions de dollars pour avoir l’exclusivité sur ce tour, sans jamais réussir à me convaincre. C’est donc avec beaucoup d’émotion que je vous offre mon tour préféré : la carte au caleçon.
Plus sérieusement, le seul truc vrai dans ce que je viens de vous dire, c’est que ce tour est vraiment le tour pour les copains. Vous comprendrez rapidement que ce n’est pas un tour à faire dans les mariages ou les soirées évènementielles VIP. J’ai malgré tout la fierté de l’avoir montré lors d’un after au double fond devant Dominique Duvivier et Bob Sheet. L’avantage de ce tour c’est qu’il est vraiment déconnant et je pèse mes gros mots. Quand vos amis vous demandent un tour, alors que vous les avez déjà gavés avec vos essais durant des années, ce qu’ils veulent c’est soit un miracle soit quelque chose de bien délirant. Suivant ce que vous avez déjà montré à vos amis ce tour sera au moins le plus délirant qu’ils aient jamais vu, au mieux le plus délirant et un miracle (si vous ne leur avez montré que le tour du coquetier).
Un autre intérêt non négligeable de ce tour, c’est qu’il permet de se mettre à l’empalmage d’une main, de se débourrer* comme je dis, c’est d’ailleurs à ça qu’il était destiné au départ. La misdirection est tellement forte pendant l’empalmage que vous ne risquez absolument rien. Ca permet de se déstresser et d’oser ensuite passer cette manipulation dans des conditions plus exposées.
*Le débourrage : Voici en gros ce qu’en dit wikipedia. Cette méthode consiste à dompter le cheval en le poussant à ne plus fuir mais à faire face.
Après avoir passé sa jeunesse sans contact réel avec l'humain, le cheval est soudain séparé de ses congénères. Puis il est attaché, on lui met une selle et un filet, puis un cavalier expérimenté monte en selle. Le cheval surpris se défend et essaye de se débarrasser de son cavalier. Une fois calmé, le cheval n’a plus d’autre choix que d’accepter la domination du cavalier.
Voilà ce que j'en dis : souvent en magie, on travaille dur et longtemps certaines passes difficiles, on a ensuite du mal à la présenter en public par manque de confiance en soi. Ces tours de "débourrage" que j’affectionne, permettent de se mettre à l’aise, et de prendre suffisamment confiance pour tenter cette passe dans des conditions un peu plus exposées.
Effet :
Ce tour est double, c’est à la fois un tour de carte signée retrouvée dans un endroit impossible… ou disons improbable et un étonnant exploit d’escapologie. Oui monsieur !!!
« Ce tour est plus qu’un tour. C’est un hommage. Un hommage aux deux magiciens qui ont le plus compté pour moi : Robert Houdin et Houdini. Roberd Houdin était français et a été l’inventeur de la magie moderne telle que nous la connaissons. Houdini, magicien américain d’origine Hongroise, qui avait pris son nom de scène en hommage, justement, à Robert Houdin, est un précurseur en ce qui concerne la grande magie médiatique, ce qu’ont repris les plus grand magiciens comme David Copperfield, Siegfried and Roy ou Dany Lary. »
Vous sortez un paquet de carte.
« En hommage à Robert Houdin je vais faire un tour de carte. Monsieur, veuillez choisir, une carte, signez-là. Robert Houdin se délectait des tours de cartes. »
Vous faites choisir et signer une carte. Hop ! Perdue.
« Et en hommage à Houdini, je vais faire de l’escapologie : l’art de l’évasion. Bon, comme vous me prenez de court et que je n’ai plus de camisole de force depuis mon dernier séjour à l’hôpital pour des trucs, enfin vous savez quoi… Enfin bref ! Je vais faire avec ce que j’ai.
Êtes-vous prêt ? »
Suspens.
« 1 ! »
Vous plongez votre main gauche dans votre pantalon, vous semblez vous débattre pour vous libérer de quelque chose. Vous posez le paquet de cartes de côté.
« 2 ! »
Vous sortez votre caleçon que vous exhibez fièrement.
« 3 ! »
Vous plongez votre main droite dans le caleçon et vous en sortez la carte choisie et signée.
Les encombrants
Un caleçon (en plus du string que vous portez).
De préférence, prenez un caleçon fantaisie vraiment naze, style caleçon bisounours, rose.
Vous placez le caleçon à plat, devant, sous votre pantalon.
Un paquet et un marqueur permanent. (Et quand je dis un paquet c'est de carte évidemment)
Procédure
Vous faites choisir une carte, vous la faite signer, elle est remise dans le paquet et contrôlée sur le dessus du jeu.
C’est tout ce que vous avez à faire avant le décompte. |
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Au décompte ça donne ça :
« 1 ! » : Vous plongez votre main gauche dans votre pantalon. Vous faites semblant de chercher comment vous libérer de quelque chose. Vous profitez du fait que tout le monde a le regard scotché sur la main gauche qui fouille votre pantalon, pour faire l’empalmage d’une main de la carte supérieure du paquet. Une fois que vous avez la carte à l’empalmage, vous posez le reste du paquet là ou vous pouvez.
« 2 ! » : Vous attrapez le caleçon (Pas votre string… c’est super douloureux) et vous tirez un grand coup pour le sortir dans un geste de vainqueur, très "magicien content de lui". Vous marquez une pause sur le caleçon.
Ne sous-estimez pas cet effet. Le fait de sortir son caleçon sans être obligé de le passer par les jambes, a déjà quelque chose de très magique. |
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« 3 ! » : Votre main droite avec la carte empalmée va dans le caleçon et ressort la carte au bout des doigts.
Pour accentuer le décalage, il faut vraiment se la jouer grand magicien.
Et ensuite partir, digne et seul, comme le héros solitaire que vous êtes ayant accomplit sa mission et qui retourne satisfait, dans le soleil couchant, se rechercher un verre au buffet de cocktails.
THE END |
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SORTIE D'AS
Tout grand magicien se doit d’avoir sa sortie d’as.
J’adore ce genre de phrases péremptoires qui trônent au début des descriptions de tours dans les livres de magie. Ce sont souvent des con… âneries, mais je les note parce que ça m’amuse.
Moyennant quoi j’ai ma sortie d’as. Non ?... Si si !
Effet :
Je sors les quatre as… Etonnant non ?
Pour le coup, j'appelle ça "sortie d'as" parce que j'ai l'habitude de sortir les as mais d'un autre côté, vous pouvez toujours sortir le carré de votre choix. Si ça peut vous faire plaisir ça me fait plaisir aussi. Par contre évitez le carré d'agneau, ça tache.
Set-up :
Comme c’est un effet que je place en début de set de cocktail, le « get ready » est simple. Je place mes cartes en allant d'un groupe à l'autre. Rien de bien technique.
Les quatre as sont sur le dessus du jeu. Les trois as supérieurs sont face en bas dans le sens du paquet. Par contre l’as inférieur est face en l’air.
Déroulement du tour :
Le paquet est en position de la donne en main gauche.
Vous faites un break du pouce droit sous la première carte.
Vous faites passer une grosse moitié inférieure sur le jeu tout en gardant le break.
Forcez l’as qui se trouve sous le break avec un forçage à l’effeuillage (rifeul force).
Donnez l’as choisi au spectateur pour qu’il le montre à ses amis.
Vous replacez la moitié inférieure du paquet sur la moitié supérieure. Vous vous retrouvez donc avec un as en dessous et au dessus, un as face en bas sur un as face en l’air.
Vous prenez un break du pouce droit au dessus de l’as qui se trouve sous le paquet.
Vous faites un swing cut pour faire replacer la carte choisie entre les as du dessus et l’as du dessous. Vous faites une triple coupe au break que vous aviez gardé ce qui ramène les quatre as sur le dessus du jeu. Vous enchaînez sur un faux mélange français avec carte en saillie (rien à voir avec l’élevage de chevaux).
Vous dites alors : « Et maintenant, simplement en passant la main au dessus du paquet, je vais faire remonter votre carte… »
Vous faites une levée double pour montrer l’as choisi. Vous retournez la double en gardant un break dessous au petit doigt gauche.
« Un as c’est bien… »
Vous produisez les quatre as (voire deux lignes plus bas)
« Mais quatre as c’est mieux !!! »
La production des as :
Les gestes de la main droite et de la main gauche sont à faire simultanément.
La main droite
Voici ce qui se passe du côté de la main droite :
La main droite prend les deux as au dessus du break comme une.
La double est tenue entre le pouce en bas, le majeur et l'annulaire en haut. L'index exerce une légère pression au millieu de la carte. |
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Le pouce élève la tranche arrière de la double et bascule du côté face.
(A la base, vous reconnaitrez un mouvement de retournement de double. Normalement à la fin on termine avec une belle double bien alignée. Pour le coup, pas de prise de tête, vu qu'à la fin vous devez montrez les deux as bien visibles, peu importe le moment où ils se séparent... l'idéal est bien sûr à la toute fin) |
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| L'ongle du pouce glisse vers le bas de la carte tout en la retournant. |
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| Une fois la double retournée, le pouce sépare les deux cartes. |
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La main gauche
Une fois que la main droite a pris la double voici ce qui se passe du côté de la main gauche :
Le paquet est tenu en position de la donne avec le pouce et l'index en contact avec la carte supérieure.
L'extrémité du majeur va pousser le coin supérieur droite vers la gauche. Cela va permettre de boucler la carte entre l'index et le pouce.
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| Un fois que la carte boucle, l'index emmène la carte le long du bord supérieur du paquet de carte. |
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| La carte bascule le long du bord supérieur du paquet. |
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L'index emmène la carte sous le jeu.
Et voilà. |
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Voici ce qui se passe à vitesse réelle les deux mains ensembles :
" Un as c'est bien... " |
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| " Mais quatre c'est mieux !!! " |
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Vous pouvez évidemment, comme je le disais au début, faire choisir une carte moins prévisible qu'un as et sortir le carré de façon à ce que ça ait l'air plus impromptu. Moi j'aime bien la sortie d'as, en ouverture c'est rapide, visuel bref ça claque bien.
Carte au plafond
Ce tour est dédié à Youri Gagarine, ce héros soviétique qui fut le premier homme à explorer l’espace infini le 12 avril 1961. Au lancement historique de la capsule Vostok, à 9h07, il prononça cette phrase chargée de sens qui restera à jamais gravée dans mon cœur et dans ma mémoire : « Et hop ! »
Les premières cassettes vidéos américaines de magie que je me suis achetées étaient celles de Doc Eason et de Scotty York, deux boss du « bar magic ». Les deux présentaient d’excellentes versions de la carte au plafond. J’ai tout de suite essayé ce tour. Je l’ai présenté pendant 3 ou 4 ans avant d’arrêter pour de mauvaises raisons. Mais cette année, c’est décidé, je m’y remets ! D’autant plus que j’avais une version intéressante. Les cartes sont lancées avec l’étui. Je ne connais pas d’autres versions de ce type. Contrairement à Sir Lipton je n’ai pas la science qu’infuse, donc j’imagine bien que ce ne doit pas être la seule ni la première, mais le fait d’avoir l’étui permet de rendre l’apparition de la carte encore plus magique. Les cartes ne risquent pas de faire le trajet plafond/par terre de façon individuelle et désordonnée, on aura aussi une gestion de la boulette (vous comprendrez) excessivement facile. C’est bien d’avoir une bonne gestion de la boulette. On n’insiste jamais assez là-dessus. En tout cas moi j’aime bien… une bonne gestion de boulette. C’est bien. Enfin, ce que je veux dire, c’est que c’est toujours gênant d’avoir les boulettes qui se trimbalent. Parce qu’après on cherche partout pour les retrouver… ses boulettes. C’est aussi pour ça que j’aime bien ma version. Mais pas que…
Effet :
Un spectateur choisit une carte et la signe. La carte est remise dans le paquet. Le paquet est remis dans l’étui entouré d’un élastique. Le magicien lance le paquet au plafond. La carte choisie reste collée au plafond.
Les encombrants :
Un paquet de carte
Un élastique
De la cire de magicien (celle de Michael Ammar reste la meilleure que j’ai trouvée)
Un marqueur |
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La boulette est collée sur la tranche de l'étui comme montré sur la photo.
L'élastique entoure l'étui dans la longueur.
Posez le paquet dans votre poche de veste, sur la tranche boulette en haut.
Avant de sortir les cartes de l'étui, retirez l'élastique, faites le passer autour de votre poignet gauche. |
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Déroulement du tour :
Vous faites choisir une carte. Le spectateur signe la carte. La carte est remise dans le paquet et contrôlée sur le dessus.
Vous faites un retournement double pour montrer que la carte choisie n’est pas au dessus. Vous retournez le paquet pour montrer que la carte n’est pas en dessous.
- Le paquet est remis dans l’étui, la carte choisie reste à l’extérieur :
Le paquet est face en haut et tenu dans la position de la donne en main gauche.
Vous prenez un break au petit doigt sous la carte du dessous (la carte choisie). |
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Vous prenez l’étui en main droite, ouverture vers le haut, rabat vers vous. Vous le penchez vers les spectateurs pour montrer qu’il est vide. Il se trouve maintenant à l’horizontal, ouverture vers les spectateurs, rabat vers le haut.
Vous allez donc placer l’étui autour des cartes en passant par l’arrière du paquet et en vous servant du break pour laisser la carte choisie à l’extérieur de l’étui.
Vous gardez un break entre l’étui et la carte choisie.
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- Placement de l’élastique :
(A partir de maintenant la routine se déroule comme le classique de Michael Ammar)
Prenez l’élastique et placez le de la façon suivante : commencez par passer l’élastique autour du coin inférieur droit en passant entre l’étui et la carte choisie. Vous pouvez relâcher le break. Vous allez ensuite passer en diagonale au dessus du paquet pour passer l’élastique au coin supérieur gauche. Ce coup ci l’élastique passe sous la carte choisie. Elle ne va donc être soutenue par l’élastique qu’à cet endroit.
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- Placement de la boulette :
La boulette se trouve donc sur la droite de l’étui. Le majeur gauche va décoller la boulette, et vous allez la pincer entre majeur et annulaire gauche pour la ramener sous la carte choisie.
Vous la collez bien au milieu du dos de la carte choisie. |
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- La préparation du lancé :
Vous montrez le paquet, en main gauche en position de la donne, à une personne sur votre droite, puis à une personne à votre gauche en disant un truc du style : « Attention !!! Compte à rebours enclenché !!! 4, 3, 2, 1… »
Vous êtes normalement tourné vers la gauche. Vous passez le paquet en main droite en le retournant de façon à ce qu’il se retrouve avec la carte choisie vers le haut. Le paquet est incliné de façon à ce que la tranche supérieure se retrouve dans l’axe du regard de votre spectateur le plus grand. Ça évite les flashs de la carte ou de la boulette, mais c’est assez rare.
« Décollage !!! »
Vous lancez le paquet au plafond dans un geste à la fois ascendant et rotatif. Comme si vous lanciez un freesbee, mais à la verticale.
La carte choisie reste collée au plafond, le paquet redescend bien rangé dans l’étui. Vous le rattrapez…vous saluez. Vous êtes vraiment bon !!!
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Sandwich* progressif... et puis non
Effet :
Le but de ce tour est de faire intervenir un certain nombre de personnes (...5) ce qui peut être très utile en cocktail pour faire se rencontrer des convives qui se font ch... tous seuls.
Voici l’effet du tour : deux spectateurs vont choisir des cartes qui vont être signées et perdues dans le jeu.
Le magicien parle de l'exercice consistant à retrouver les cartes. Mais afin de démontrer la difficulté de l’exercice, il va faire choisir trois cartes à trois spectateurs et aucune d‘entre elles ne se révélera être une de celles qui avaient été choisies au départ.
Les spectateurs sont vraiment de gros nuls ! |
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Mais pour leur laisser une seconde chance, et parce que vous avez vraiment envie de les mettre en valeur, c’est plus commercial, vous leur montrez comment faire : vous claquez des doigts : une carte apparaît entre leurs trois cartes. Vous re-claquez des doigts une deuxième carte apparaît. Vous venez de faire apparaître les deux cartes choisies. Enfin c’est ce que vous dites, parce qu’aussitôt les deux cartes choisies disparaissent. C’est normal. Vous ne faisiez que faire une démonstration. C’est aux spectateurs de retrouver les cartes choisies. Vous placez les trois cartes entre les mains des spectateurs. Une fois qu’ils ont bien répété vos incantations, les deux cartes choisies reviennent en sandwich entre les cartes de vos futurs collègues magiciens. C’est un triomphe. Ils sont quand même bien vos spectateurs. Voire exceptionnels… C’est normal, on a les spectateurs qu’on mérite. |
La Modus au père Andy
- Comment obtenir le petit paquet qui va bien
Deux cartes sont choisies et éventuellement signées (As de pique et as de trèfle).
Elles sont perdues dans le paquet et contrôlées en dessous... par la méthode que vous préférez. Désolé...
(Pour info voici ma méthode préférée, je fais un contrôle à l'éventail, je prends un break au dessus de la carte qui vient d'être remise, je lève le demi paquet au dessus du break pour faire remettre la deuxième carte, je laisse retomber le paquet supérieur sur mes deux cartes choisies avec un léger décalage vers l'arrière, je garde le break, je fais un saut de coupe, les cartes choisies se retrouvent sur le dessus. Je fais un mélange à la française et les deux cartes se retrouvent en dessous... voilà)
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Vous prenez un break du petit doigt au dessus des deux cartes choisies. (Les deux cartes sous le jeu pour ceux qui ne suivent pas)
On propose à trois spectateurs de choisir trois cartes de façon à trouver au moins une des deux cartes choisies. Chacune des personnes touche une carte qui est mise en avant dans l'éventail. Les trois cartes sont sorties en même temps que les deux cartes choisies grâce à un Vernon Addition.
... Je vous fais un dessin ?... sérieux ?... Ok :
On se retrouve donc avec cinq cartes en main gauche dans la position de la donne. Les deux cartes choisies sont en dessous et les trois cartes quelconques au dessus.
- Vous allez montrer les trois cartes quelconques de façon à vous retrouver avec deux cartes quelconques face en bas sur le dessus du paquet, les deux cartes choisies face en haut au milieu, et la troisième carte quelconque face en bas au dessous.(Je disais ça, c’étais juste pour prévenir.)
Avec le pouce gauche vous allez peler la carte du dessus en main gauche tout en la retournant à l’aide du paquet tenu en main droite.
Vous avez donc la première carte quelconque face en l’air en main gauche. Vous la montrez aux spectateurs. « C’est celle là ? Non ? Tant pis. » |
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Vous faites la même chose avec la carte qui est maintenant en haut du paquet.
« C’est celle là ? Non plus ? » |
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Pour la troisième carte quelconque vous allez effectuer la manœuvre suivante (rappelons que vous avez déjà deux cartes quelconques en main gauche face en l’air en position de la donne, et en main droite, face en bas en position biddle, une carte quelconque au dessus et les deux cartes choisies en dessous), dans un même geste vous allez :
- Lâcher les cartes en main droite dans la main gauche.
- Pivoter la main gauche (afin d’avoir les deux premières cartes quelconques face en bas au dessus, les trois autres cartes face en l’air en dessous, la dernière carte étant une carte quelconque)
- Pousser avec le pouce gauche la carte du dessous, la dernière carte quelconque , qui apparaîtra face en l’air.
- Attraper la carte avec la main droite pour la montrer à vos spectateurs : « Ce n’est toujours pas celle là ?... Vous êtes vraiment nul. Non je plaisante, ça demande un peu d’entrainement quand même »
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Vous avez maintenant en biddle dans la main droite, depuis le dessus du jeu, deux cartes quelconques face en bas, les deux cartes choisies face en l’air et en dessosu une carte quelconque face en bas |
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Maintenant nous allons faire apparaître les cartes une par une.
Ce que je vais faire maintenant, c’est faire venir magiquement vos cartes entre ces trois cartes.
| Effectuez un étalement de type Ascanio à trois cartes : la carte du dessous, les trois suivantes comme une et la carte du dessus |
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" Maintenant, si je claque des doigts, une première carte aparaît, ce qui me fait maintenant… combien de carte… 3 + 1, à 8 on devrait y arriver… ben oui, sur 8 personnes il y en a toujours une qui a une calculatrice. 4 !!! Exactement ! "
Vous aviez les cartes en main droite en position biddle pour effectuer l’étalement
Ascanio, pour les winners, ne changez pas de position, effectuez mon comptage Elmsley modifié , le Biddelmsley, pour les autres, passez en position de la donne et effectuez un vulgaire comptage Elmsley.
"4 ! : 1, 2, 3, 4
Si je claque encore une fois des doigts, je récupère une carte en plus ce qui nous donne… 5 !!! Oui c’est ça !!! Je vois que tout le monde a eu son BEPC."
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Pour les winners qui sont restés en position biddle, vous pouvez effectuer directement un comptage Hamann pour montrer cinq cartes face en bas. Pour les autres… revenez en position biddle et faites le comptage Hamann. Et allez expliquer à vos spectateurs pourquoi vous avez changé deux fois de position. |
Moyennant quoi, que vous soyez un winner ou… un… autre, vous voilà en position pour décevoir votre public :
" Vous imaginez !!! Si ces deux cartes qui viennent d’apparaître étaient les vôtres ce serait vraiment un miracle, parce qu’au départ je vous rappelle qu’il n’y avait que trois cartes et maintenant il y en a 1, 2, 3*… qui m’a piqué mes cartes ? "
* : La vous venez de montrer cinq cartes comme trois en plaçant les cartes en sandwich exactement comme vous le vouliez.
Voici la technique qui vous permettra de faire ça. Vous tenez le paquet, en main droite, aux coins extérieurs droit entre pouce et majeur (ou index pour ceux qui préfèreront). |
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La main gauche va en même temps peler la carte du dessus avec le pouce et la carte de dessous, avec le majeur, l’annulaire et l’auriculaire, comme une seule carte. Dans la tenue, l’index maintient les tranches du dessus bien alignées.
Par contre dans le geste c'est la main droite qui est en mouvement et qui retire les cartes du dessous. La main gauche ne bouge pas.
Vous le faites une première fois en comptant 1. |
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Vu du dessous ça donne ça :  |
| Vous le faites une deuxième fois en comptant 2. |
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Quand vous comptez la « troisième » carte, qui reste en main droite, retournez là, de façon à amener une misdirection. Il n’est pas rare que la deuxième double que vous emmenez en main gauche bave un chouillat. La misdirection aide à la reprendre en main gauche, bien alignée avec les autres.
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La dernière carte que vous avez en main droite, vous allez la replacer, face en bas, sous le paquet que vous avez en main gauche.
Vous avez donc un paquet avec les trois cartes quelconques face en bas et les deux cartes choisies face en l’air en deuxième et quatrième position.
Vous avez terminé votre boulot, c’est le moment d’en profiter pour vous éclater. |
" Je plaisante bien sûr. C’est moi qui vous ai montré comment faire apparaître vos cartes, c’est donc forcément moi qui les ai fait disparaître. En fait j’aimerais simplement que ce soit vous qui les fassiez vraiment apparaître.
Monsieur mettez votre main à plat, je place vos trois cartes sur votre main (placez les cartes face en l’air), vous autres mettez vos mains au dessus.
Vous deux pensez bien aux cartes que vous avez choisies et signées.
Vous sentez bien que c’est entre la réalité et l’imaginaire que la magie attaque. |
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Et si on regarde entre vos mains on peut voir qu’entre vos cartes se trouve les…
Eventaillez le paquet pour montrer les cartes quelconques face en l’air avec les cartes choisies face en bas.
tiens c’est retourné, c’est original… " |
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Retournez le petit paquet pour montrer les cartes choisies face en l’air...
J'ai envie de dire : youpi ! |
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Cette routine est un chouillat technique sur la fin, mais le tout est très direct et très sympa. Elle permet d'interagir avec beaucoup de monde, ce qui est le but principal de la magie en situation de cocktail. Vous faites choisir 5 cartes tout en ayant que 2 à retrouver. Grâce à elle vous pourrez fusionner des groupes qui ne se connaissent pas ou intégrer des couples perdus tous seuls à des groupes déjà formés. Bref, au même titre que les tours du type multisélection de cartes retrouvées un peu partout, ce tour permet de faire conaissance avec pas mal de gens, avec l'avantage d'être beaucoup plus rapide, efficace et direct.
THE END
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* ATTENTION !!! L'abus de sandwich peut être mauvais pour la santé. |
The No Tear Prediction
Voici un principe très intéressant dont je suis assez fier. Je l’ai créé pour Eric Antoine et développé avec mon ami Gérard Bakner. Il vous permettra de réaliser des prédictions non seulement absolument impossibles mais en plus ultra visuelles. Que demande le peuple.
Effet :
Le principe a de multiples applications. Il nécessite un scénario, mais n’est absolument pas restrictif. Vous verrez que vous trouverez milles façons de le présenter.
Voici la version que j’avais imaginée pour Eric :
- Le magicien arrive sur scène avec une poubelle de bureau. Il jette le contenu de la poubelle par terre. Sur le sol tombent une dizaine de bouts de papier qui ne vont rester à la vue de tous les spectateurs pendant tout le numéro.
- Le magicien dit : « J’arrête le mentalisme. Voilà ce que je fais de mes dernières prédictions, de toute façon, je ne sais pas pourquoi ça ne fonctionne plus… »
- Eric partait sur le fait qu’il voulait faire du stand-up et faisait signer Jamel Debbouze (de son numéro de carte bleue…), il y avait un choix de carte et Jamel devait choisir un des invités de 2010 de Vivement Dimanche, mais vous pouvez imaginer n’importe quoi.
- En entendant les réponses du spectateur, le magicien réalise que les prédictions qu’il a faites sont justes.
- Il se précipite sur les bouts de papier qu’il avait jeté au départ, les ramassent.
- Le magicien reconstitue la feuille et tout ce qui a été dit avant est noté sur la feuille.
Principe :
Comme vous l’aurez sans doute compris j’utilise la version de journal déchiré et reconstitué de Mark Mason : « No Tear ».
Nous étudierons des scénarios plus spécifiques par la suite mais de manière générale voici comment cela se passe. Vous arrivez avec des morceaux de papier que vous jetez à la vue de vos spectateurs. Quand les informations vous seront connues, par vous ou par un complice, vous allez, vous ou votre complice, mettre secrètement le gimmick du no tear au milieu des papiers jetés précédemment ce qui passera inaperçu.
Vous ramassez les papiers avec le gimmick. Vous reconstituez la page. La prédiction apparait.
Alors vous vous demandez peut-être comment le gimmick arrive subrepticement au milieu des bouts de papier. Pour le coup ça dépend déjà de la façon dont vous allez remplir la prédiction. Soit vous pouvez avoir un gimmick « No Tear » sur lequel un complice va noter les informations que vous voulez révéler, soit vous aurez à disposition un classeur dans lequel sera accessible toutes les réponses possibles à une question sur autant de gimmicks « No Tear ». |
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Dans ce que j’avais imaginé pour Eric, je devais noter les infos sur le gimmick en coulisse et le caméraman qui se promène sur le plateau devait le prendre et le lâcher au milieu des papiers pendant qu’Eric faisait une lévitation dans un autre coin, ce qui constituait une misdirection imparable pour une action quasi indétectable.
Ca ne s’est pas passé exactement comme ça. La lévitation a lâché avant la répétition. On a pas pu utiliser le caméraman, nous avons donc du trouver une autre façon de faire arriver la prédiction sur scène. Mais ça l’a fait de folie quand même, ce qui devient une habitude avec Eric Antoine.
Mon copain Bruno Peugnet m’a soumis un autre problème : pour un concours photo, 10 photos sont en lice. Comment faire une prédiction ? Les dix photos sont dans une boite transparente. Vous avez dans votre mallette 10 gimmicks « No Tear » avec les affiches de chaque photo en A2. Une fois que le résultat est rendu. Vous allez dans votre mallette chercher un plateau, vous chargez le bon gimmick dessous. Vous demandez à un spectateur de verser le contenu de la boite transparente sur le plateau. Vous versez les morceaux dans une de vos mains en y ajoutant le gimmick. Et zouh !!! Vous prenez les photos pour n’en faire plus qu’une : la gagnante.
Pour une prédiction de 1ère page de journal c’est la même chose : vous envoyez à un responsable de votre soirée une enveloppe à ne pas ouvrir quelques jours à l’avance. Le soir même, le responsable vient avec la lettre. Pendant le spectacle il l’ouvre et vide le contenu sur votre plateau (sous lequel vous aurez chargé un gimmick de « No Tear » avec la première page du journal du jour refaite avec votre ordinateur). De l‘enveloppe s’échappe quelques morceaux de papier sur lesquels se trouvent des articles faits avec votre imprimante. Pour que ce soit plus clair vous les reconstituer pour montrer que les informations correspondent à la première page du journal du jour…
Les numéros du loto. Un scénario à deux (+1 en coulisse) un chouillat plus dans la comédie. Vous arrivez sur scène en jetant vos dernières prédictions des résultats du loto.
Vous passez en live les résultats du loto à la télévision. Votre partenaire vous demande si c’est encore raté. Vous répondez que oui : encore une fois vous avez prédit les numéros du loto dans le désordre. Votre partenaire vous signale qu’il n’y a pas d’ordre pour le loto… Il se jette sur les morceaux pour reconstituer votre prédiction. Ce sont les bons résultats.
Ce principe est déclinable à l’infini… amusez vous bien.
THE END |
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